droit de la victime la commune d'Enghien-les-Bains, pour le compte de laquelle M. Gillet exerçait ... Une action récursoire contre l'État serait alors conduite devant le juge administratif. 748 DROIT ADMINISTRATIF C.Dans la seconde affaire, il s’agissait de l’application de la notion de faute non détachable du service à l’hypothèse d’un accident dû à l’utilisation d’une arme de service mais en dehors de l’exercice des fonctions. La présomption de faute bénéficie à la victime usagée de l’ouvrage public. Le CE confirme sa jurisprudence du 26 octobre 1973 : « Sadoudi », intervenue dans des cir- Cours de Droit Administratif Français mercredi 5 octobre 2016. Les grands arrêts du droit administratif : CE 1873 Pelletier Le juge opère une distinction fondée sur le critère de la détachabilité par rapport aux fonctions. La faute de l’agent peut être commise en dehors du service et cela ne signifie pas nécessairement qu’il ne s’agit pas d’une faute de service, le juge prenant en considération la question du lien avec le service. Le droit administratif distingue la faute personnelle imputable à l’agent, de la faute de service imputable à l’administration. Le fait de la victime est une cause générale d'exonération ou d'atténuation de la responsabilité administrative générale en ce sens qu'il produit ses conséquences aussi bien dans les domaines où la responsabilité est conditionnée par une faute que dans les cas où elle apparaît sans faute.. Si la faute est détachable des fonctions de l'agent, elle est personnelle et la juridiction judiciaire est compétent. La responsabilité sans faute. Si les allégations de la victime lui paraissent sérieuses , le juge prescrit à l’administration de verser au dossier les éléments d’appréciation qu’elle détient . Qualifié de cause d’exonération, ce fait de la victime permet de mieux comprendre ce qu’est la responsabilité civile et offre des pistes de réflexion au profit des praticiens du droit dans le cadre d’un procès. De là l’administration devra prouver qu’elle a bien entretenu l’ouvrage pour s’exonérer du dommage subi. Par conséquent, l’administration se trouve exonérer en toute ou partie selon que la faute de la victime est la cause exclusive du préjudice ou seulement l’une de ces causes. La faute de la victime pourrait être retenue comme cause exonératoire, ce que suggère la formule « altercation La responsabilité n’est engagée que pour faute prouvée , la preuve de la faute devant être rapportée par la victime du dommage . Le TA avait retenu la faute personnelle. La faute de la victime : Il s’agit du cas où la victime a contribué à la réalisation du dommage.Exemples : une inattention, une imprudence… Le fait du tiers : Il s’agit du cas où un tiers a contribué à la réalisation du dommage.Dans un tel cas, le tiers devra réparer la part du dommage qu’il a causé. Quand celui-ci est victime d’un dommage, le juge présume la faute “qu’il y a défaut d’entretien normal”. En outre, il peut y avoir un cumul de responsabilité de l’administration et de l’agent. À ce titre, l’étude de la jurisprudence administrative est riche d’enseignements. Mots-clés : Responsabilité administrative, Responsabilité sans faute, Collaborateurs occasionnels de l’administration, Feu d’artifice La faute personnelle. Séance 7. La victime peut poursuivre l’agent lorsque celui-ci a commis une faute dite « personnelle». 1.1. Conseil d'Etat 22 novembre 1946, commune de Saint-Priest-la-Plaine. Droit Administratif .